Edgar saute, danse et pêche… entre autres

29 octobre 2019

Par Fanny Jane

Catégorie : Articles

Plus tôt cette année, je me suis rendu compte que nos billets de blogue, ceux qui mettent en valeur les exploits physiques de nos Edgarien·ne·s plus précisément, n’étaient pas tout à fait représentatifs de la réalité telle que je la connais, une réalité très riche en diversité. Soucieuse de montrer à tout le monde que les gens qui bougent ne finissent pas tous avec une médaille autour du cou, j’ai demandé à mes collègues de me parler de leur activité de prédilection. Voici ce qu’ils avaient à dire.

La chef d’équipe et de famille

Marie-Eve Dion, pétillante chef d’une de nos équipes de traduction administrative, est maman de deux petits trésors. À son horaire, il n’y aucune activité physique officiellement planifiée. N’empêche qu’elle bouge sans arrêt et presque toujours avec ses filles! Elle le fait pour leur donner l’exemple, mais aussi parce qu’elle trouve leur vitalité et leur jeunesse absolument contagieuses. Ensemble, elles font des promenades, reviennent de la garderie en faisant des sauts de kangourou, courent et se chatouillent. Selon la saison, elles font des montagnes de terre, de feuilles ou de neige. Elles jardinent et vont au parc lorsqu’il fait beau et sautent dans les flaques d’eau lorsqu’il fait gris.

L’artiste de cirque

Geneviève Hudon, que l’on surnomme The Rigueurnator, est une adepte de hula(‑)hooping/hooping/hoopdance – bref, elle aime danser avec un cerceau. Ce sport, elle l’a découvert complètement par hasard il y a sept ans, alors qu’elle travaillait dans un centre d’entraînement. Elle le pratique en studio, au parc ou bien dans son salon et le qualifie d’heureux mélange de technique et d’expression artistique. Aujourd’hui, elle en vante les bienfaits pour le corps (coordination, cardio, abdos...), mais aussi – et surtout – ceux pour l’esprit. En effet, cette activité amusante lui permet de décrocher complètement tout en se dépensant. Elle aime que tout son corps soit sollicité, sans quoi elle se lasserait rapidement. C’est d’ailleurs ce qu’elle aimait d’un autre sport qu’elle a longtemps pratiqué, le hockey. Fait cocasse : lorsqu’elle a suivi une formation pour donner des cours, plus de la moitié des hoopeuses étaient… des traductrices! Voilà la preuve que les langagiers sont des créatures artistiques.

La touche à tout

Au travail comme dans la vie, Caeli Martineau a une curiosité débordante qui la pousse à essayer une foule de nouvelles choses. Depuis plusieurs années, elle pratique la course, le pilates et le yoga. Toute jeune, elle a étudié la danse classique, le jazz et le hip-hop; un peu plus tard, elle s’est adonnée au baladi et à la salsa. Aujourd’hui, elle continue de faire du ballet et apprend à manier le tissu aérien. À l’entendre parler, je déconseillerais la discipline à quiconque redoute les douleurs musculaires qui affligent le corps de la tête aux pieds!

Le surhomme

Pier-Etienne Coulombe, notre directeur des relations avec la clientèle, risque de sourciller en voyant mon choix de surnom : malgré les nombreux exploits, il reste très humble. Son sport de prédilection, c’est la course; et plus souvent qu’autrement, c’est le moyen de transport qui lui permet de parcourir les 10, 12 ou 20 kilomètres – tout dépend de son niveau d’énergie! – qui séparent la maison du bureau. Heureusement, le mont Royal et ses kilomètres de sentiers de toutes sortes se trouvent pile entre les deux. Été comme hiver, on peut l’y croiser quatre à cinq fois par semaine. Pier-Etienne aime la course, parce qu’elle lui procure un sentiment de bien-être. S’il est passé de novice à ultramarathonien médaillé en quatre ans, on serait tenté·e de croire que la course aime Pier-Etienne en retour!

La fille du lac

Myriam Simard, notre directrice des ressources humaines, va à la pêche depuis qu’elle a trois ans et demi. Avec son père, cette activité se transforme ni plus ni moins en expédition : levée à l’heure des poules, chargement du camion, portage et, parfois, ouverture de sentier en plein bois. Ensemble, ils aiment explorer, découvrir de nouveaux endroits. Grâce à ces aventures père-fille, elle a développé sa force, son adresse, son endurance et, les jours où les poissons se montraient moins curieux, sa patience. Par la force des choses (et par « choses », on entend, les fois qu’ils se sont perdus en forêt et qu’ils ont dû faire un feu pour cuire la truite fraîchement pêchée), elle est aussi devenue très débrouillarde. Dernier point, mais non le moindre : c’est avec la pêche que son père a cultivé son esprit féministe – en lui inculquant qu’être une fille ne dictait en rien ses intérêts et ses aptitudes! Elle a déjà très hâte de partager cette passion avec son fils.

La chilleuse

Et moi, dans tout ça? Si j’ai tendance à entretenir des relations à long terme avec les activités que j’aime, comme le yoga, la course et la recherche du parfait accord bière-chips, je dirais que la marche utilitaire est mon éternel amour de jeunesse. En effet, tous les jours, beau temps, mauvais temps, enceinte jusqu’aux oreilles, ou pas, je marche une dizaine de kilomètres pour me rendre au travail. Sauf exception, mes déplacements se font à pied. J’ai souvent l’impression que tout prend toujours plus de temps, mais suis heureuse de vivre un peu au ralenti et d’éviter une foule de frustrations quotidiennes. Sans compter que c’est une magnifique excuse pour ma garde-robe qui déborde de chaussures! Ne reste plus qu’à former ma petite marcheuse…